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La Terre de mes ancêtres


Artist: Gerard Raynal
Key Signature:
Time Signature: 4/4
Artist's Description
Un hommage au pays de l'enfance, au village perdu. Un regard nostalgique sur ce monde qui n'est plus et qui m'a vu grandir. C'est une chanson qui ressemble à de très nombreux habitants ayant connu les années où la vie rurale ressemblait au bonheur.

Genre(s): General Folk, Traditional Folk
Mood(s): Melancholic, Romantic, Thoughtful
Style(s):
Tempo: Slow
Language(s): French
Instrument(s): Singer songwriter ( Small band, Vocal + Guitar, Piano, Bass , etc)
Vocal Type(s): Male Vocals
File Type: MP3

* Audio may contain AI generated content
La Terre de mes ancêtresDigital Download:$1.50
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La Terre de mes ancêtres
Paroles de Gerard Raynal
Quand le clocher s'emballe pour fêter la victoire
dans toutes les campagnes s'élève un cri de joie
on raconte en détail tous les instants de gloire
on chante, on danse, on rit, on fait preuve de foi.

On pleure également, ceux qui ne sont plus là
Je suis sûr que les miens ont versé mille larmes
Quand par ce soir de mai sont venus les gendarmes
annoncer que Joseph ne leur reviendrait pas.

C'est la terre bénie où pleurent mes ancêtres
Et c'est dans ses entrailles que repose mon père.

Dans cette vaste plaine entourée de coteaux
où glisse une rivière, entre de beaux vergers
des grappes d’ouvriers arpentent les sentiers
certains un peu courbés portent de lourds fardeaux.

Une grande montagne domine l'horizon
et de belles chapelles parsèment la nature
où l'on voit certains jours, de grandes processions
dédiées à saint Jean ou saint Bonaventure.

C'est la terre bénie où pleurent mes ancêtres
Et c'est dans ses entrailles que repose mon père.

J'ai encore dans la tête le chant des vendangeurs
et le pas alourdi de Mouton le cheval
qui traversait toujours la troupe des cueilleurs
alignés dans les rangs sous un ciel estival.

Et l'odeur de vinasse qui inondait les rues,
le fracas monotone de notre vieux pressoir
qui couvrait la voix rauque de ce très cher Édouard
le fidèle ouvrier aujourd'hui disparu.

C'est la terre bénie où pleurent mes ancêtres
Et c'est dans ses entrailles que repose mon père.

Une église lovée au centre du Village
parle de ces Noëls que nous avons vécus
des messes du dimanche et de jolis mariages.
hélas quand j'y reviens je suis un inconnu.

Notre grande maison soudée à son jardin
se souviendra toujours de nos rires d'enfants.
Elle garde entre ses murs l'odeur de nos matins
des tartines grillées, du chocolat fumant.

C'est la terre bénie où pleurent mes ancêtres
Et c'est dans ses entrailles que repose mon père.
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