J.R. Mallard

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J.R. Mallard

Les vieux fous

Vous dites de nous
Qu’on a la tête dans les nuages
Quand on croit y voir les visages
Des amis partis avant nous

Comprenez-nous
C’est des souv’nirs plein nos bagages
Qu’on se prépare au grand voyage
Comme à un dernier rendez-vous

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On fait des blagues
Qui nous font secouer les épaules
Vous vous dites « Mais qu’est-ce qu’ils trouvent drôle
Ces vieux singes qui font des grimaces? »

Oui, on est sourds
Mais même si on n’peut pas entendre
On arrive quand même à s’comprendre
Et le rire rend tout ça moins lourd

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

C’est un peu triste
Pour nous les couchers de soleil
N’ont plus d'une aura de merveille
Que le rouge rappel du sursis

Si on oublie
C’est juste pour qu’le deuil soit moins grand
Qu’le passage se fasse plus douc’ment
C’est le Moi qui s’met à l’abri

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
Laaa laa, laaa laaa laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La laaa la laaa, laa laaa laa laa

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
On est c’qui reste quand la vie passe

Alors, dites de nous qu’on est fous
Vous verrez, un jour, ce s’ra vous


J.R. Mallard: 03/02/2020

Les vieux fous

Ma tête est une valise

Je n’comprends pas les gens
Qui vivent comme un deuil
L’aventure du dépaysement
Pour qui une cabine est un cercueil

Je n’ai pas l’mal des filles
Quand j’m’entoure de garçons
J’vois pas pourquoi le soleil bril-
Lerait moins à distance d’avion

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas un arbre
Je n’ai pas de racines
Pour m’ret’nir à ma terre natale
Mes guibolles sont faites pour courir

Si l’pays est un quai
Et la prov’nance une ancre
J’suis le navire et j’la lèverai
Chaque fois qu’m’appell’ra l’océan

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Très loin d’ici, ça n’me manque pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas traîtresse
J’suis fille de liberté
L’origine n’est pas forteresse
J’vais pas m’laisser emprisonner

Mon pays est en moi
On n’peut pas me l’enl’ver
Chaque fois que j’déploie la grand voile
C’est aussi pour mieux l’apprécier

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas
Très loin d’ici, ça n’me manque pas
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

...Mais ma valise fait partie d’moi


J.R. Mallard 10/02/2020

Ma tête est une valise

Je vis la nuit

Déjà minuit passé
J’peux pas dormir, je sors marcher
Comme pour fuir, comme pour échapper
Au silence qui veut m’étouffer
Noyer
Ma dépression

Sous la faucille de lune
Les fenêtres s’éteignent une à une
Mais dans les rues, tous les feux brûlent
Et une armée de noctambules
Assure
Ma protection

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Les trois coups ont sonné
La chasse des damnés a volé
Tous les sortilèges sont levés
Tout va bientôt se réveiller
Baigné
De lumière d’or

Je rentre, je redescends
Je regagne mon appartement
Mes deux chats dorment sur le divan
Je n’ai plus rien à craindre maint’nant
Pourtant
J’hésite encore

Et si le jour ne rev’nait pas ?
Si la nuit étendait ses bras
Pour ret’nir le monde dans ses griffes
Comme un ange de l’apocalypse ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Je vis la nuit


J.R. Mallard 01/02/2020

Je vis la nuit


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Les vieux fous

Vous dites de nous
Qu’on a la tête dans les nuages
Quand on croit y voir les visages
Des amis partis avant nous

Comprenez-nous
C’est des souv’nirs plein nos bagages
Qu’on se prépare au grand voyage
Comme à un dernier rendez-vous

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On fait des blagues
Qui nous font secouer les épaules
Vous vous dites « Mais qu’est-ce qu’ils trouvent drôle
Ces vieux singes qui font des grimaces? »

Oui, on est sourds
Mais même si on n’peut pas entendre
On arrive quand même à s’comprendre
Et le rire rend tout ça moins lourd

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

C’est un peu triste
Pour nous les couchers de soleil
N’ont plus d'une aura de merveille
Que le rouge rappel du sursis

Si on oublie
C’est juste pour qu’le deuil soit moins grand
Qu’le passage se fasse plus douc’ment
C’est le Moi qui s’met à l’abri

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
Laaa laa, laaa laaa laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La laaa la laaa, laa laaa laa laa

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
On est c’qui reste quand la vie passe

Alors, dites de nous qu’on est fous
Vous verrez, un jour, ce s’ra vous


J.R. Mallard: 03/02/2020

Les vieux fous

Ma tête est une valise

Je n’comprends pas les gens
Qui vivent comme un deuil
L’aventure du dépaysement
Pour qui une cabine est un cercueil

Je n’ai pas l’mal des filles
Quand j’m’entoure de garçons
J’vois pas pourquoi le soleil bril-
Lerait moins à distance d’avion

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas un arbre
Je n’ai pas de racines
Pour m’ret’nir à ma terre natale
Mes guibolles sont faites pour courir

Si l’pays est un quai
Et la prov’nance une ancre
J’suis le navire et j’la lèverai
Chaque fois qu’m’appell’ra l’océan

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Très loin d’ici, ça n’me manque pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas traîtresse
J’suis fille de liberté
L’origine n’est pas forteresse
J’vais pas m’laisser emprisonner

Mon pays est en moi
On n’peut pas me l’enl’ver
Chaque fois que j’déploie la grand voile
C’est aussi pour mieux l’apprécier

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas
Très loin d’ici, ça n’me manque pas
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

...Mais ma valise fait partie d’moi


J.R. Mallard 10/02/2020

Ma tête est une valise

Je vis la nuit

Déjà minuit passé
J’peux pas dormir, je sors marcher
Comme pour fuir, comme pour échapper
Au silence qui veut m’étouffer
Noyer
Ma dépression

Sous la faucille de lune
Les fenêtres s’éteignent une à une
Mais dans les rues, tous les feux brûlent
Et une armée de noctambules
Assure
Ma protection

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Les trois coups ont sonné
La chasse des damnés a volé
Tous les sortilèges sont levés
Tout va bientôt se réveiller
Baigné
De lumière d’or

Je rentre, je redescends
Je regagne mon appartement
Mes deux chats dorment sur le divan
Je n’ai plus rien à craindre maint’nant
Pourtant
J’hésite encore

Et si le jour ne rev’nait pas ?
Si la nuit étendait ses bras
Pour ret’nir le monde dans ses griffes
Comme un ange de l’apocalypse ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Je vis la nuit


J.R. Mallard 01/02/2020

Je vis la nuit

Une petite danse

Jeune nuit d’été, Saint-Germain et ses prés, une petite dan – an – se
Deux yeux ambrés qui semblaient demander « À qui la chan – an – ce?»
Je m’suis levé et sans même y penser
Traversant tous les rangs des amants tournoyants
J’ai pris sa main, j’la lui d’manderais demain
Je n’savais pas danser mais je savais aimer

À petits pas (laaa-la-la)
Elle m’enseigna (laaa-la-la)
Les rudiments, les changements
Les promenades et son coeur en même temps (laaa-la-la)

Elle, vingt-cinq ans (laaa-la-la)
Et moi, pas vingt ans (laaa-la-la)
Coeurs hors-la-loi, scélérats
Et mes joues n’en dérougissaient pas (aaaa-aaaa-aa)

Mais fallait nous voir (laaa-la-la)
Trois ans plus tard (laaa-la-la)

Matin d’avril, les jardins Montsouris, une petite dan – an – se
Deux jeunes mariés, leur regard embrasé, à qui la chan – an – ce?
Le témoin Jean et la d’moiselle Florence
Ont passé tout leur temps à causer sur un banc
On s’doutait bien qu’ils seraient les prochains
Mais pour nous, Desmarais, l’aventure commençait

À petits pas (laaa-la-la)
Un jour à la fois (laaa-la-la)
L’appartement, un enfant
Et bientôt, il nous fallut plus grand (laaa-la-la)

Le nid d’campagne (laaa-la-la)
A bien plus d’charme (laaa-la-la)
Et une grande cour où, tous les jours
Notr’ fille faisait des flips et des tours (oooouuuu-oooouuuu-oouu)

Il fallait la voir (laaa-la-la)
Vingt ans plus tard (laaa-la-la)

Soir de septembre, notr’ Sophie et notr’ gendre, une petite dan – an – se
Nous, fiers parents, encore jeunes et fringants, à qui la chan – an – ce?
Monsieur l’curé ne s’est pas fait prier
Pour finir la soirée au nombr’ des invités
Et nous rapp'ler qu’il pourrait baptiser
Leurs p’tits ou leurs petites, vous devinez la suite

À petits pas (laaa-la-la)
La p’tite Lila (laaa-la-la)
Les yeux brun clair d’sa grand-mère
Marianne pourrait pas être plus fière (laaa-la-la)

Y’a la famille (laaa-la-la)
Et les amis (laaa-la-la)
Jean et Florence fêtent en grand
Leurs perles en nous conviant à une danse (aaaannnn-aaaannnn-aann)

Trente ans déjà (laaa-la-la)
Faut fêter ça (laaa-la-la)

Midi de mai, Saint-Germain et ses prés, une petite dan – an – se
Deux yeux ambrés qui n’font que confirmer à qui la chan – an -ce
Ma Marianne n’a rien perdu des charmes
Qui avaient fait tourner ma tête de jeune premier
Trente-six années à la faire tournoyer
Je sais très bien danser
Presqu’aussi bien qu’aimer...

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la une petite dan – an – se
Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la à qui la chan – an – ce ?

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-laaa-laa
Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-laaa-laa

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la ...


J.R. Mallard 16/01/2020

Une petite danse

Qui me connaît

Qui me connaît vous le dira
Le coq ne chante plus pour moi
J’vois plus l’barbier, j’vois plus les potes
Les journaux s’empilent à ma porte
Je n’vais même plus au cinéma

Et qui m’connaît vous le dira
J’n’ai pas toujours été comme ça
J’avais la pêche, ma bonne étoile
Je rêvais d’elle sous son voile
Sourire aux lèvres et bague au doigt

L’amour, parfois, ne suffit pas
Mais j’suis pas fait pour l’célibat
Et quand je m'traînerai dans les rues
La tête lourde comme un pendu
Vous croirez que je m’suis bourré

Mais qui m’connaît vous le dira
Des flots d’alcool ne noieraient pas
Ce chagrin qui me fend les tripes
Cette solitude qu’j’ai prise en grippe
Oh, croyez bien qu’j’suis mal barré

À quoi sert de naître ici-bas
Si la vie, on n’la partage pas ?
Car c’est quand il perd l’être cher
Qu’un homme redevient poussière
J’en suis la preuve morte-vivante

Car qui m’connaît vous le dira
J’ai entrepris mon chemin d’croix
Quand elle m’a fait porter la faute
Et condamné à l’échafaud
Le vague à l’âme, la mort au ventre

Mon Dieu, je t’en prie, aide-moi
Ne m’laisse pas continuer comme ça
La nuit se lève et la nuit tombe
Y’a plus d’soleil dans la pénombre
Amaterasu, c’était elle

Qui me connaît te le dira
Je n’suis plus que l’ombre de moi
Je perds mes ch’veux, je perds du poids
J’ai perdu le feu et la foi
J’en fais l’aveu très solennel

Mon coeur, ma douce, reviens-moi
Mon ange, rouvres-moi tes bras
Qui m’connaissait me r’connaît plus
J’reste accroché comme une sangsue
Comme un chevalier au Graal

Oh, ma déesse, réveille-moi
Ma muse, remets l’art en moi
Qui me connaît te le dira
Le monde entier te le dira
Mon monde ne tourne plus sans toi


J.R. Mallard 02/01/2020

Qui me connaît

The Other Woman

How am I to blame?
He deceived me, too
He said he was free
A bird in the wind, a nut without a screw
He promised we’d be
As exclusive as a pair of Miu Mius
How am I to blame?
He broke my heart, too

Why should I feel shame?
I meant you no wrong
You say I’m a thief
But he’s the one who gave himself for bait
I fell for a cheat
Oblivious to the love game he played
Why should I feel shame?
You got it all wrong

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

Do you feel better
Holding on to spite?
Pinning my face on
A planning board you throw darts at to wound?
Carving my name on
A black candle you speak hexes into?
Do you feel better
Fuelling your spite?

Is it easier
To make it my fault?
If I am the whore
And you’re the queen whose jewel was stolen?
If I’m the devil
And you’re the angel whose wings were broken?
Is it easier
To deny your fault?

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

I’m not insensitive to your heartache
I can understand
I am a woman
Like you
But maybe you should pause to contemplate
That from where I stand
The other woman
Is you...

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

Don’t blame it on me
I didn’t break up anyone
Your love was holding by a string


J.R. Mallard 27/12/2019

The Other Woman

Cold Streets


Usher me in quietly
Through the door in the alley
Like a shadow moving swiftly
Make sure no one sees me
Outside the streets are cold and lonely
Usher me in quietly

Sell me your loveless caress
My luscious, nameless mistress
And when I cry out my distress
Lay my head on your breast
Outside the streets are cold and heartless
Sell me your loveless caress

Usher me in quietly
Through the door in the alley
Outside the streets are cold and lonely

Close the door behind me


J.R. Mallard 12/10/2014

Cold Streets

High designs
Lead the blind
Through illusions entwined
Read the signs
Life defines
Its own guidelines

High prospects
The descended prophets
Biaised witnesses
Know your assets
Life rejects
Their gilded promises

Teachings observed
Prayers unheard
Beliefs disturbed
From the misplaced devotions
Dare the sinful deviation

High advice
The words of the wise
Scams in disguise
Taste the vice
Life defies
Their scornful trials

Hope abused
Faith consumed
Truth confused
From the painful disillusions
Draw the obvious conclusion

High remains
The way of the vain
Deceitful domain
Break the chains
Life reclaims
Indisputable reign

Souls neglected
Hearts corrupted
Minds infected
From the spiritual exhaustion
Seek your long sought exaltation

Morals loosened
Senses shaken
Sight enlightened
From the straight paths of alienation
Stray your way to elevation


J.R. Mallard 04/10/2014

High

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Les vieux fous

Vous dites de nous
Qu’on a la tête dans les nuages
Quand on croit y voir les visages
Des amis partis avant nous

Comprenez-nous
C’est des souv’nirs plein nos bagages
Qu’on se prépare au grand voyage
Comme à un dernier rendez-vous

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On fait des blagues
Qui nous font secouer les épaules
Vous vous dites « Mais qu’est-ce qu’ils trouvent drôle
Ces vieux singes qui font des grimaces? »

Oui, on est sourds
Mais même si on n’peut pas entendre
On arrive quand même à s’comprendre
Et le rire rend tout ça moins lourd

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

C’est un peu triste
Pour nous les couchers de soleil
N’ont plus d'une aura de merveille
Que le rouge rappel du sursis

Si on oublie
C’est juste pour qu’le deuil soit moins grand
Qu’le passage se fasse plus douc’ment
C’est le Moi qui s’met à l’abri

Alors, dites de nous qu’on est fous
On s’en fout

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Du temps qui reste, des heures qui passent

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
Le passé reste, l’avenir passe

La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
Laaa laa, laaa laaa laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La la la laaa, la laaa, la laa
La laaa la laaa, laa laaa laa laa

On est des vieux fous dans la lune
Des vieux fous seigneurs de l’espace
Et du temps qui passe
On est les gens du crépuscule
On est compagnons de fortune
On est c’qui reste quand la vie passe

Alors, dites de nous qu’on est fous
Vous verrez, un jour, ce s’ra vous


J.R. Mallard: 03/02/2020

Les vieux fous

Ma tête est une valise

Je n’comprends pas les gens
Qui vivent comme un deuil
L’aventure du dépaysement
Pour qui une cabine est un cercueil

Je n’ai pas l’mal des filles
Quand j’m’entoure de garçons
J’vois pas pourquoi le soleil bril-
Lerait moins à distance d’avion

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas un arbre
Je n’ai pas de racines
Pour m’ret’nir à ma terre natale
Mes guibolles sont faites pour courir

Si l’pays est un quai
Et la prov’nance une ancre
J’suis le navire et j’la lèverai
Chaque fois qu’m’appell’ra l’océan

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Très loin d’ici, ça n’me manque pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Je ne suis pas traîtresse
J’suis fille de liberté
L’origine n’est pas forteresse
J’vais pas m’laisser emprisonner

Mon pays est en moi
On n’peut pas me l’enl’ver
Chaque fois que j’déploie la grand voile
C’est aussi pour mieux l’apprécier

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

Moi, le mal du pays
Ne m’donne pas mal au coeur
J’ai un autre vertige
C’est l’appel de l’extérieur
Moi, quand je suis ici
Je rêv’rais d’être ailleurs
Ma tête est une valise
Je voyage de l’intérieur

Partout où j’suis, j’y suis chez moi
L’mal du pays, je n’connais pas
Très loin d’ici, ça n’me manque pas
Je sais qui j’suis, ça n’chang’ra pas

...Mais ma valise fait partie d’moi


J.R. Mallard 10/02/2020

Ma tête est une valise

Je vis la nuit

Déjà minuit passé
J’peux pas dormir, je sors marcher
Comme pour fuir, comme pour échapper
Au silence qui veut m’étouffer
Noyer
Ma dépression

Sous la faucille de lune
Les fenêtres s’éteignent une à une
Mais dans les rues, tous les feux brûlent
Et une armée de noctambules
Assure
Ma protection

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Les trois coups ont sonné
La chasse des damnés a volé
Tous les sortilèges sont levés
Tout va bientôt se réveiller
Baigné
De lumière d’or

Je rentre, je redescends
Je regagne mon appartement
Mes deux chats dorment sur le divan
Je n’ai plus rien à craindre maint’nant
Pourtant
J’hésite encore

Et si le jour ne rev’nait pas ?
Si la nuit étendait ses bras
Pour ret’nir le monde dans ses griffes
Comme un ange de l’apocalypse ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Comment font tous les assoupis
Pour se blottir contre la nuit
Et s’abandonner au sommeil
Quand la ville fait dos au soleil ?

Je vis la nuit pour ne pas nourrir
Les idées noires et les funestes fables
Je vis la nuit pour ne pas frémir
Dans les cauchemars des marchands de sable

Wo-ou-wo

Je vis la nuit pour ne pas mourir
Soir après soir, avalée par le noir
Je vis la nuit pour ne pas dormir
Et veiller tard, jusqu’au bout du noir
Jusqu’au bout du noir

Je vis la nuit


J.R. Mallard 01/02/2020

Je vis la nuit

Une petite danse

Jeune nuit d’été, Saint-Germain et ses prés, une petite dan – an – se
Deux yeux ambrés qui semblaient demander « À qui la chan – an – ce?»
Je m’suis levé et sans même y penser
Traversant tous les rangs des amants tournoyants
J’ai pris sa main, j’la lui d’manderais demain
Je n’savais pas danser mais je savais aimer

À petits pas (laaa-la-la)
Elle m’enseigna (laaa-la-la)
Les rudiments, les changements
Les promenades et son coeur en même temps (laaa-la-la)

Elle, vingt-cinq ans (laaa-la-la)
Et moi, pas vingt ans (laaa-la-la)
Coeurs hors-la-loi, scélérats
Et mes joues n’en dérougissaient pas (aaaa-aaaa-aa)

Mais fallait nous voir (laaa-la-la)
Trois ans plus tard (laaa-la-la)

Matin d’avril, les jardins Montsouris, une petite dan – an – se
Deux jeunes mariés, leur regard embrasé, à qui la chan – an – ce?
Le témoin Jean et la d’moiselle Florence
Ont passé tout leur temps à causer sur un banc
On s’doutait bien qu’ils seraient les prochains
Mais pour nous, Desmarais, l’aventure commençait

À petits pas (laaa-la-la)
Un jour à la fois (laaa-la-la)
L’appartement, un enfant
Et bientôt, il nous fallut plus grand (laaa-la-la)

Le nid d’campagne (laaa-la-la)
A bien plus d’charme (laaa-la-la)
Et une grande cour où, tous les jours
Notr’ fille faisait des flips et des tours (oooouuuu-oooouuuu-oouu)

Il fallait la voir (laaa-la-la)
Vingt ans plus tard (laaa-la-la)

Soir de septembre, notr’ Sophie et notr’ gendre, une petite dan – an – se
Nous, fiers parents, encore jeunes et fringants, à qui la chan – an – ce?
Monsieur l’curé ne s’est pas fait prier
Pour finir la soirée au nombr’ des invités
Et nous rapp'ler qu’il pourrait baptiser
Leurs p’tits ou leurs petites, vous devinez la suite

À petits pas (laaa-la-la)
La p’tite Lila (laaa-la-la)
Les yeux brun clair d’sa grand-mère
Marianne pourrait pas être plus fière (laaa-la-la)

Y’a la famille (laaa-la-la)
Et les amis (laaa-la-la)
Jean et Florence fêtent en grand
Leurs perles en nous conviant à une danse (aaaannnn-aaaannnn-aann)

Trente ans déjà (laaa-la-la)
Faut fêter ça (laaa-la-la)

Midi de mai, Saint-Germain et ses prés, une petite dan – an – se
Deux yeux ambrés qui n’font que confirmer à qui la chan – an -ce
Ma Marianne n’a rien perdu des charmes
Qui avaient fait tourner ma tête de jeune premier
Trente-six années à la faire tournoyer
Je sais très bien danser
Presqu’aussi bien qu’aimer...

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la une petite dan – an – se
Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la à qui la chan – an – ce ?

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-laaa-laa
Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-laaa-laa

Laa-laaa-la-la laa-laa-laa-laaa-la-la ...


J.R. Mallard 16/01/2020

Une petite danse

Qui me connaît

Qui me connaît vous le dira
Le coq ne chante plus pour moi
J’vois plus l’barbier, j’vois plus les potes
Les journaux s’empilent à ma porte
Je n’vais même plus au cinéma

Et qui m’connaît vous le dira
J’n’ai pas toujours été comme ça
J’avais la pêche, ma bonne étoile
Je rêvais d’elle sous son voile
Sourire aux lèvres et bague au doigt

L’amour, parfois, ne suffit pas
Mais j’suis pas fait pour l’célibat
Et quand je m'traînerai dans les rues
La tête lourde comme un pendu
Vous croirez que je m’suis bourré

Mais qui m’connaît vous le dira
Des flots d’alcool ne noieraient pas
Ce chagrin qui me fend les tripes
Cette solitude qu’j’ai prise en grippe
Oh, croyez bien qu’j’suis mal barré

À quoi sert de naître ici-bas
Si la vie, on n’la partage pas ?
Car c’est quand il perd l’être cher
Qu’un homme redevient poussière
J’en suis la preuve morte-vivante

Car qui m’connaît vous le dira
J’ai entrepris mon chemin d’croix
Quand elle m’a fait porter la faute
Et condamné à l’échafaud
Le vague à l’âme, la mort au ventre

Mon Dieu, je t’en prie, aide-moi
Ne m’laisse pas continuer comme ça
La nuit se lève et la nuit tombe
Y’a plus d’soleil dans la pénombre
Amaterasu, c’était elle

Qui me connaît te le dira
Je n’suis plus que l’ombre de moi
Je perds mes ch’veux, je perds du poids
J’ai perdu le feu et la foi
J’en fais l’aveu très solennel

Mon coeur, ma douce, reviens-moi
Mon ange, rouvres-moi tes bras
Qui m’connaissait me r’connaît plus
J’reste accroché comme une sangsue
Comme un chevalier au Graal

Oh, ma déesse, réveille-moi
Ma muse, remets l’art en moi
Qui me connaît te le dira
Le monde entier te le dira
Mon monde ne tourne plus sans toi


J.R. Mallard 02/01/2020

Qui me connaît

The Other Woman

How am I to blame?
He deceived me, too
He said he was free
A bird in the wind, a nut without a screw
He promised we’d be
As exclusive as a pair of Miu Mius
How am I to blame?
He broke my heart, too

Why should I feel shame?
I meant you no wrong
You say I’m a thief
But he’s the one who gave himself for bait
I fell for a cheat
Oblivious to the love game he played
Why should I feel shame?
You got it all wrong

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

Do you feel better
Holding on to spite?
Pinning my face on
A planning board you throw darts at to wound?
Carving my name on
A black candle you speak hexes into?
Do you feel better
Fuelling your spite?

Is it easier
To make it my fault?
If I am the whore
And you’re the queen whose jewel was stolen?
If I’m the devil
And you’re the angel whose wings were broken?
Is it easier
To deny your fault?

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

I’m not insensitive to your heartache
I can understand
I am a woman
Like you
But maybe you should pause to contemplate
That from where I stand
The other woman
Is you...

Don’t blame it on me
It could have been anyone
His love was holding by a string
So blame it on you
And blame it on him
I could have been anyone
He was just looking for a fling

Don’t blame it on me
I didn’t break up anyone
Your love was holding by a string


J.R. Mallard 27/12/2019

The Other Woman


About Me

Bio

Hi, I'm Jaye . :)

Update 06/01/2020:

I've been re-pricing my entire lyric portfolio. Prices are now set as an exact word count pro rata. I've established a base price per word which takes into account first word uses as well as repeats, which are priced lower. In many cases, this new system has cut my previous prices by about half, but I do believe that lyrics are more fairly priced this way.

I do not currently offer full copyrights tranfer options since I plan to publish a collection of my lyrics at some point this year and want to hold on to my printing rights.

All 75 LYRICS (67 in English, 8 en français ;) ) are currently listed by price, low to high, except for the 3 featured ones which are always my three newest listings. Please click 'load more' and view lyrics from different rows to get a better sense of my 'range'.

I'm excited to hear the alchemy you will make with my pennings! :)

CV/History

2010: Self-published first anime-inspired novel in my French mother tongue (Kageboushi: La légende des Ombres)

2016: Self-published second book, in English this time (Thornstein's Crew: Omen of Nightmare)

I have been writing lyrics for about a decade now... with no plan to stop in the near future. ;)

*Si vous êtes francophone, je n'ai actuellement que 8 textes listés en français mais j'en ai plusieurs en cours de route que je devrais lister au fil des prochains mois... Alors repassez me voir souvent ! ;)

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